Naturalisations facilitées 12.2.2017. L’après votation. Perspective d’avenir : naïveté, haine idéologique et idiots utiles

Uli Windisch
Rédacteur en chef
Tell de Hodler

Naturalisations facilitées 12.2.2017. L’après votation. Perspective d’avenir : naïveté, haine idéologique et idiots utiles

Je pense qu’une très large majorité du peuple suisse, encore beaucoup plus large que celle qui a accepté les naturalisations facilitées, est favorable à la naturalisation des étrangers qui sont vraiment intégrés et qui s’identifient profondément et affectivement à la Suisse.

Mais il est des plus légitimes de se poser des questions sur la naturalisation et l’identité nationale  en cette période de très profonds changements sociaux et sociétaux dont le multiculturalisme et certains de ses effets, imprévus par certains, créateurs de conflits insoupçonnées et destructeurs qui rendent bien des citoyens très inquiets.

Rappel : j’ai toujours été favorable à une participation sociale et politique aussi intense que possible, au niveau local, pour les immigrés dès leur arrivée , cela au nom du fait que le système politique suisse est un phénomène social total, à savoir qu’il ne s’agit pas d’un système politique où l’on élit simplement des autorités politiques tous les 4-5 ans sans aucune vraie participation à l’ensemble de la vie quotidienne. Cela revient donc à comprendre que notre système politique est tellement riche, vaste,  multidimensionnel, en acte au quotidien et omniprésent, qu’il est lui-même un fort facteur d’intégration sociale et culturelle ; il n’est pas purement politique. Notre système politique, avec la démocratie directe et ses votations populaires constantes, au niveau local, cantonal et fédéral, et sur tous les thèmes de la vie de tous les jours, ces discussions et débats  dans tous les domaines, est un système fondamentalement participatif pour tous où tout peut être discuté par tous ; il est constitutivement intégrateur. D’où le renversement de la thèse qui veut qu’il faut être bien intégré socialement et culturellement pour pouvoir participer à la vie politique.

Mais  et il y a un mais et des conditions fondamentales à cela  et c’est ce qui explique mon opposition à une naturalisation facilitée généralisée.

En principe tous les immigrés devraient réaliser la richesse exceptionnelle de notre système politique et social et vouloir y participer et s’y identifier profondément, au point de l’incorporer.

Or cela n’est plus le cas pour tous les immigrés et le nombre de générations de présence d’un immigré ou d’un enfant d’immigré n’est plus une garantie et une preuve pour TOUS les jeunes immigrés, même si une majorité, sans doute assez large, de jeunes immigrés remplissent les principales conditions pour pouvoir postuler à la naturalisation, parfois quelque peu simplifiée.

C’est cette nuance, fondamentale, que les naïfs et autres idiots utiles ne veulent pas voir.

Ainsi, contrairement à ce que prétendent les partisans de la facilitation, souvent avec mépris, haine idéologique, et irrespect de la démocratie et de la pluralité des opinions, l’affiche de l’UDC avec une femme en burqa n’est nullement scandaleuse mais pointe une réalité d’avenir qui n’est ni théorique ni abstraite.

Tous les partis politiques et autres acteurs sociaux s’étaient déjà moqués d’un graphique de l’UDC qui montrait, il y a de cela une vingtaine d’années, que la population musulmane allait se multiplier par 10 ou 20 en l’espace de quelques dizaines d’années seulement. Or cela s’est bien produit et en un laps de temps encore plus court : cette population musulmane a passé de 20.000 environ à 400.000 en l’espace de 40-50 ans. Et leur intégration n’a, pour une partie non négligeable d’entre eux, plus rien à voir avec le processus suivi par les premières vagues d’immigrés d’Italiens, d’Espagnols, de Portugais, etc.

Nous avons aujourd’hui des gourous islamistes et autres imams qui enjoignent aux jeunes de « rester eux-mêmes », ce qui signifie de pas s’intégrer. Il ne faut ressentir aucune gêne à rappeler cela malgré les hauts cris des idiots utiles. De même, les prêches dans certaines mosquées, avec affirmation haute, forte et explicite de la haine des « mécréants » est un vrai scandale, totalement intolérable et condamnable. On semble enfin le réaliser quelque peu mais de manière encore bien timide et culpabilisée.

Il suffit de regarder dans les pays alentours pour se rendre compte que des jeunes de la 2è et 3è génération peuvent non seulement être mal intégrés mais développer des sentiments violemment hostiles envers le pays qui les a pourtant accueillis. Encore une fois, même si ce n’est pas une généralité, c’est une réalité bien tangible et de plus en plus visible.
Ces réalités se développeront aussi chez nous, même si cela semble encore assez minoritaire aujourd’hui. De même, toutes les revendications apparemment bénignes comme les exigences particulières pour les piscines, les hôpitaux, la nourriture, etc., selon la technique bien connue des rondelles de salami. Ne parlons pas des valeurs totalement incompatibles avec les nôtres.

Divers phénomènes de rejets apparaissent aussi de la part de certains jeunes musulmans endoctrinés, sans réaction officielle suffisante et ferme, à la hauteur du danger futur de tels comportements hostiles.

Il est également plus que plausible que certains jeunes musulmans aujourd’hui apparemment intégrés développeront de tels comportements incompatibles, voire plus graves, d’autant plus facilement en situation de conjoncture économique difficile et de crise identitaire généralisée.

Raison de plus d’envisager une nationalité conditionnelle pendant un certain nombre d’années en cas de  doute, ainsi qu’une facilitation de la déchéance de la nationalité. Il faut absolument présenter les choses ainsi afin de ne laisser aucun doute à ceux qui voudraient abuser de la nationalité une fois acquise. Savoir de pas tenir compte des cris des vierges effarouchées ; car il va de soi que peu de personnes et surtout certains « responsables » politiques n’osent formuler ainsi les choses, toujours tétanisées et culpabilisées par la bien-pensance de gauche.

Le plus grave étant que la gauche et autres bien-pensants arrivent encore largement à imposer leur agenda politique et leur façon de voir ces réalités tout en culpabilisant avec une rare violence ceux qui pensent autrement au point de ne plus oser s’exprimer.

Le schéma politique dominant sur ce point reste le même : tous unis contre l’UDC, avec chacun qui en rajoute une couche dans la moquerie, le mépris et la violence de la condamnation. Sur ce sujet, la gauche révèle toute la violence dont elle est capable, l’intimidation, le rejet dans la catégorie des « sous-hommes » allant de soi. C’est un autre phénomène inquiétant. Il semble que plus ces bien-pensants perdent le contrôle de l’agenda et de la capacité à définir les phénomènes  plus ils  deviennent violents.

S’ils réussissent encore à s’imposer c’est surtout à cause du relais systématique et inconditionnel des médias.

Un autre aspect est inacceptable : la centralisation au niveau fédéral de bien des compétences en la matière, malgré les tentatives hypocrites de nous rassurer. C’est au niveau local que l’on peut le mieux se rendre compte du degré d’intégration des individus et il est encore plus inacceptable d’exiger que ce soit  aux communes de prouver, en cas de désaccord, la non-intégration d’éventuels candidats.

Facilitation ? OUI pour ceux qui le méritent vraiment mais on sait déjà que, contrairement aux assurances données, la facilitation ira certainement dans le sens d’un quasi automatisme. En fait il s’agit d’un autre viol du fédéralisme au nom d’une centralisation  prétendument nécessaire pour  « mettre fin aux inégalités cantonales ».

Egalement très grave, dans la brochure d’information que reçoit chaque citoyen suisse de la Confédération avant les votations, sur les 8 pages consacrées à la votation sur les naturalisations facilitées, la quasi-totalité est consacrée aux arguments justifiant cette facilitation ! Un véritable scandale politique de la part du gouvernement tenu à un tout autre type d’information, disons au moins objective, équilibrée, impartiale, etc.

On pourra relire nos anticipations déjà dans très peu de temps

Le journal Le Temps, toujours aussi bien-pensant et à l’opposé de l’opinion publique, élève carrément la pasionaria de la facilitation, Ada Marra, au rang de « sainte » ! « qui porte l’espoir d’une Suisse ouverte, solidaire et multiculturelle dans un contexte politique qui penche plutôt pour le repli sur soi ». Plus caricatural tu meurs. Et toujours avec cette idée que ceux qui ont encore des exigences fortes en matière de nationalité et qui sont fiers de leur pays seraient des passéistes, égoïstes, renfermés, moisis, rances, etc.  Comme niveau journalistique  et politique on a vu et lu plus éclairé et davantage capable de cerner un phénomène dans sa globalité et autrement qu’en termes de mépris et de condamnation, même si c’est en se servant des propos d’intervenants extérieurs. Le journal « de référence » Le Temps regrette-t-il tellement la disparition de l’Hebdo qu’il pense nécessaire de le singer post mortem en continuant à faire dans l’anti-udécéisme primaire ?

En fait si l’on tient compte de l’histoire et des réalités sociales et politiques effectives, il devrait être possible  de dépasser le manichéisme et la pensée dichotomique simpliste, pour comprendre que l’on peut être à la fois très ouvert et très attaché à sa culture et qu’on l’est en fait d’autant plus capable d’ouverture que l’on a des racines et une culture bien réelles, profondes et assumées.

Le grand danger dans les relations interculturelles, dont fait partie la naturalisation, c’est cette pensée manichéenne, en plus intolérante et dénigrante, avec parfois une violence inouïe, envers ceux qui en réalité sont moins enfermés et refermés sur eux-mêmes que les idéologues sans frontièristes, mondialistes, sans vraie identité, et pour qui en effet la nationalité n’a plus guère de valeur.

La Suisse suit toujours avec un peu de retard les nouvelles tendances culturelles, sociales et politiques en gestation. Les passéistes sont ceux qui ne comprennent pas ce qui est en train d’arriver ni les dangers que leur pensée politique manichéenne et dépassée va entraîner sous peu.

Il s’agit d’un affrontement plus général et fondamental entre patriotes et mondialistes, une dimension d’une nouvelle lutte de classe que ces passéistes veulent stigmatiser en termes de « populisme » et qu’ils se contentent une nouvelle fois de dénigrer, moquer et surtout condamner aussi violemment que possible, au lieu de… tenter de comprendre ces nouvelles évolutions sociales, culturelles et politiques.

Comprendre au lieu de condamner, mission impossible pour la gauche et autres bourgeois, petits et grands, bien-pensants.

Encore quelques échantillons des prouesses de la naïveté et des idiots utiles.

Certains sont tellement sous l’emprise de leurs croyances et idéologie qu’ils arrivent à formuler un prêt-à-penser si caricatural  et formaté que les médias peuvent les reprendre  automatiquement, et même avec conviction. L’information sur ce genre de sujets ressemble ainsi de plus en plus à des médias de propagande

Le Temps fait très fort dans les commentaires après la votation du 12.2.2017.

Un trait général des invités des médias après ce vote d’acceptation des naturalisations facilités, c’est le discours laudatif inconditionnel, sans aucune nuance, ni réserve ; ce vote ne peut  déboucher que sur un grand bonheur, un avenir radieux.

La condamnation unanime, sévère, moqueuse, diabolisante de l’affiche avec la femme en burqa.

En fait ce symbole deviendra réalité sous diverses formes ; c’est le symbolisme d’un islam conquérant de manière « douce ». parfois plus affirmative et brutale. Jamais un mot sur ces jeunes musulmans des banlieues françaises et sur les revendications de plus en plus massives liées à l’islam sous tous ses aspects. Pourquoi la Suisse serait-elle protégée à tout jamais contre ces phénomènes ?

Rappel : de tels phénomènes commencent chez nous avec retard et dans une moindre mesure mais ils arrivent toujours, même si c’est progressivement et moins massivement.

On ne veut pas tenir compte du fait que le nombre de générations, le fait d’avoir été « côte à côte à la  maternité », à l’école ensemble, etc.,  n’empêche pas des ré-identifications  tardives à une culture subitement perçue comme d’origine. Ceux qui soulignent ces futures possibilités, qui existent en fait déjà même si ce n’est pas encore de manière aussi visible et fréquent que dans les pays voisins, ne sont-ils vraiment que des xénophobes, des racistes, etc.

Il est certes risqué d’avoir raison trop tôt…surtout face à une énorme naïveté. Ce sont les autres citoyens qui feront les frais de ces idiots utiles promettant encore un avenir multiculturel radieux,  mis en scène partout, et relayés massivement par des médias devenus de simple médias de propagande.

Subitement tous les médias considèrent que l’affiche de la femme en burqa a été déterminante, un « tournant » dans la campagne, que c’était exagéré, un « électrochoc », irréaliste, contre-productif, et démagogique, évidemment. Un bouc émissaire inversé !

L’exaltation idéologique est inconditionnelle, ne connaît pas le doute. Tous « les progressistes » ont raison : la Suisse a tout à gagner à naturaliser massivement. Mais personne n’a été empêché de se naturaliser  jusqu’ici ; il fallait juste le vouloir vraiment et accepter aussi les devoirs liés à la nationalité.

Les naturalisations seraient même un bon « investissement  dans le futur », et c’est même la science qui le dit . Ne riez pas. Jusqu’ici il y a des centaines de milliers d’immigrés qui ont contribué  au développement de la Suisse sans être naturalisés. Rappelons qu’il y a peu encore le passeport suisse était moqué, surtout par la gauche, devenu sans valeur avec l’UE !  Idéologie politique inconsistante que tout cela ; maintenant que l’UE est décriée de partout, les mêmes veulent tout faire pour amener les immigrés à se naturaliser massivement.

Ce qui est inquiétant c’est qu’à force de propagande unilatérale, massive, inconditionnelle, les citoyens finissent quand même par se laisser influencer. Mais n’oublions pas que ce sont tout de même 982.833 votants qui ont dit NON (1.499.615 OUI). Tous des xénophobes, racistes et autres handicapés du bonnet ?

Le déchaînement anti- UDC après le NON majoritaire.

Lorsque l’UDC, seule contre tous, gagnait une votation, elle ne s’est jamais acharnée d’une telle façon sur les perdants. Toujours l’aveuglement idéologique : on ne se rend pas compte qu’on insulte ainsi une très importante partie de la population et surtout les couches populaires, censées être défendues par la gauche. Toujours dans Le Temps du 14.2.2017 : « l’épouvantail de la femme à la burqa noire, vu et revu, ne fait plus peur ». C’est une journaliste femme qui le dit. A-t-elle pensé un instant à ce que représente cette burqa pour les femmes qui aimeraient tellement s’en débarrasser et ce qu’étaient certains pays musulmans quand les femmes pouvaient encore se vêtir librement. Non, ce qu’il faut c’est haïr et donner à haïr l’UDC.

On appelle les réseaux sociaux, de manière bien sûre sélective, à la rescousse pour poursuivre dans cette diabolisation de l’UDC, en citant les opposants les plus farouches dans le défoulement.

Même un magistrat bourgeois vient en renfort (sans aucune arrière-pensée électorale bien sûr ; il oublie que cela pourrait être contre-productif !) pour dénoncer « une campagne scandaleuse » : « l’UDC a vraiment dépassé les bornes en tentant de faire peur à la population… »). Tel journaliste salue « la déculottée » de l’UDC,etc.

Tel autre  réseauteur : ce vote consacre la « foi en l’intégration ». Il suffit de croire pour que la réalité advienne !

Oui nous sommes d’accord qu’une très grande partie des naturalisés sont exemplaires, mais c’est en pensant à l’avenir et aux profonds changements sociaux, politiques et culturels en cours, au fait par exemple que l’on peut aujourd’hui vouloir la nationalité sans en adopter toutes les conditions et tous les critères, en voulant « rester ou redevenir soi-même », qu’une vigilance accrue et des preuves tangibles ne sont nullement des indicateurs de xénophobie mais une prudence élémentaire. Oui, des dangers qui n’existaient pas il y a peu sont devenus réalité.

Gouverner n’est-ce pas prévoir ? Une facilitation excessive et dévalorisante de la naturalisation entraînera tôt ou tard un effet boomerang. Mieux vaut prévenir que guérir… surtout lorsqu’on observe, encore une fois, ce qui se passe dans les pays voisins, et que ne veulent pas voir nos naïfs euphoriques et autres idiots utiles rivés émotivement et idéologiquement à une vision du réel très partielle, partiale et idéalisée.

Le choix : chercher à être adulé et plébiscité par l’idéologie des bien-pensants et des médias ou prendre le risque de montrer la réalité toute la réalité. Il y a des choix  qui sont plus faciles que d’autres et à moindres risques. C’est aussi une question de responsabilité envers un pays dont on veut absolument maintenir les particularités et les qualités, vantées même massivement par tant d’autres pays.

Uli Windisch, 16 février 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 commentaires

  1. Posté par John Longeole le

    J’ai parlé de ce problème avec une amie française qui vit en Suisse parce qu’elle a fui le chaos de son pays, et qui se désole de voir le climat politique de notre pays se dégrader au point de commencer à ressembler à celui de la France, notamment à cause de l’immigrationisme forcené de nos zélites.

    Elle m’a fait une réflexion très intéressante que je soumets aux lecteurs de LesObservateurs.ch : si une famille est établie en Suisse depuis trois générations déjà, et n’a pas encore demandé spontanément la naturalisation, alors ça prouve deux choses: premièrement ces gens n’ont pas l’intention de s’intégrer donc ils ne sont pas intégrés, et deuxièmement c’est un très mauvais signe du point de vue de l’état d’esprit de ces gens. Cela montre un refus du pays dans lequel ils vivent. Ce sont des gens qui n’aiment pas la Suisse.

    Ca mérite réflexion, non?

  2. Posté par Cenator le

    @ «… la brochure d’information que reçoit chaque citoyen suisse de la Confédération avant les votations, sur les 8 pages consacrées à la votation sur les naturalisations facilitées, la quasi-totalité est consacrée aux arguments justifiant cette facilitation ! »

    L’UDC a des avocats, pourraient-ils porter plainte et faire annuler les résultats de la votation ?

    @ « …cette population musulmane a passé de 20.000 environ à 400.000 en l’espace de 40-50 ans. »

    Voyons ce qu’on peut extrapoler d’après les infos officielles.

    La RTS a publié un dossier sur le sujet :
    https://www.rts.ch/dossiers/l-islam-en-suisse/6728442-l-islam-en-chiffres.html
    « Comme le relevé structurel 2013 ne prend en compte que les personnes âgées de plus de 15 ans, on ne dispose d’aucune donnée sur le nombre total de musulmans vivant en Suisse. Les chercheurs estiment toutefois qu’ils sont entre 340 000 et 450 000.
    Pour Mallory-Schneuwly Purdie, les musulmans de Suisse représentent approximativement 5,5% de la population totale en 2010, soit environ 450 000 individus. Le pourcentage avancé ici tient compte de la population âgée de moins de 15 ans. Nous parlons ici d’estimations, étant donné que les données du relevé structurel de l’Office fédéral de la statistique (OFS) ne tiennent pas compte de cette tranche de la population.
    Source: Mallory Schneuwly Purdie, In Les musulmans en Suisse: quelques repères socio-historiques, site Web: Agora

    En Suisse Romande, et surtout dans des villes comme Lausanne, Renens, Genève, la proportion est probablement 3-4 fois plus élevée que ces 5,5%.

    La population de la Suisse a augmenté en six ans d’au moins 660’000 habitants :
    Nombre des résidents sur notre sol au début de 2010 : 7 701 856 habitants.
    Nombre des résidents sur notre sol à la fin de 2016 : 8 364 123 habitants (+ clandestins entre 50’000 et 200’000, soit la quasi-totalité des requérants déboutés, et les autres comme prostitués, travailleurs au noir, etc…)

    Si en 2010 le musulmans était 450’000, combien sont-ils parmi ces 660’000 nouveaux habitants ?

    Il faudrait connaître ou comptabiliser, pour ces 6 dernières années, les nouveaux arrivés, les regroupements familiaux, les naissances d’enfants musulmans, moins les décès et départs.
    C’est seulement en tenant compte de ces éléments que nous pourrions estimer le nombre des musulmans sur notre sol.
    Personnellement, je trouve inadmissible que le peuple soit gardé dans un flou total sur ce sujet vital.

  3. Posté par Charles Martel le

    Gouverner, c’est prévoir : vous avez raison M. Windisch. Mais qui voit plus loin que les 2-3 prochaines années parmi les gouvernements occidentaux européens actuels ? Qui pense, parmi ces « élites », à ce que vont devenir ces migrants, ces colonisateurs, indéfiniment installés sur notre Continent ? Qui pense au financement de leurs retraites, à leurs assurances maladie, à l’assimilation de leurs enfants (et à la leur par la même occasion), à leur donner un travail qui les satisfasse au lieu de les frustrer ? Leur but de n’est pas de répondre à ces questions. Il est tout autre, c’est le court-termisme qui vise les prochaines élections. Et ces forces sont hélas puissantes : d’un côté, il y a la gauche, qui veut détruire la société telle qu’elle existe et qui voit dans cette colonisation un bon moyen de créer le futur prolétariat qui leur fournira des voix. De l’autre côté, une certaine droite prête à tout pour faire du fric, quitte à brader les valeurs de nos pays et, plus grave, quitte à africaniser et à islamiser nos cultures. De la gauche, il n’y a rien à attendre. Mais la droite… c’est une autre histoire. En ce sens, en Suisse, le PDC et le PLR sont infiniment responsables de la dégradation sociétale qui nous attend; la votation du 12 février 2017 sur la naturalisation facilitée est hélas la résultante de cette alliance politique pas si contre nature que cela.

  4. Posté par Dominique Schwander le

    Vous avez raison et vos tristes prévisions, malheureusement, se confirment déjà.
    Soyons plus précis et clairvoyants, il ne faut pas juste que l’immigrant s’intègre dans la nation d’accueil. Il doit faire l’effort de s’assimiler. Assimiler, c’est, comme il se doit, faire de l’autre, du migrant qu’on accueille, un autre soi. S’assimiler c’est être accueilli et vivre chez les autres en devenant comme ces autres par leur civilisation, leurs langues, leur culture, leurs valeurs, leurs vertus, leur identité nationale et l’amour de la patrie d’accueil. Telle assimilation n’est possible que pour des personnes individuelles pas pour des peuples colonisateurs ou une vague de migrants. Un pays colonisé n’assimile pas ses envahisseurs. Par glissements sournois et accommodements successifs à l’islam-idéologie importée en Occident, ce qui est une assimilation à l’envers, l’assimilation des immigrants a cédé la place à l’ intégration.  L’intégration est un terme ambigu, pour certains c’est une sorte d’assimilation soft et hypocrite, pour d’autres c’est une insertion, une transplantation ou une inclusion de tout une communauté. Une nation, une société qui intègre un migrant refusant de s’assimiler, se transforme autant, si ce n’est d’avantage, qu’elle transforme le migrant qu’elle intègre. Puis en Occident l’intégration a cédé la place à l’insertion  puis à l’inclusion  et enfin à la  co-inclusion qui implique l’équivalence absolue de toutes les cultures et religions, sans aucune prééminence pour nos racines greco-romaines et judéo-chrétiennes et notre histoire nationale. Inclure c’est, au contraire de l’assimilation, une transplantation, sans rien exiger, sans rien retrancher, sans rien attendre en retour et en acceptant tout. L’insertion pour un immigrant, c’est rester soi-même tout en en bénéficiant et en profitant des avantages du pays d’accueil ou du pays colonisé. Les immigrants musulmans qui refusent de s’assimiler sont dans l’auto-ségrégation et le racisme. Ils refusent de s’agréger et cultivent ce qu’ils dénoncent pour faire les victimes et se plaindre ensuite d’être mis à part. La désassimilation c’est le retour à l’islam, la réislamisation à la Khomeini, la contestation de plus en plus visible des valeurs, etc, du pays d’accueil, l’imposition des coutumes et de l’inculture des Autres et par exemple de partir faire le jihad pour DAESH. Des immigrants musulmans et/ou africains peuvent devenir suisses que si ils s’assimilent et en font l’effort comme tous les Suisses qui se sont expatriés et se sont assimilés dans un pays étranger, mais ce n’est certainement pas à eux de changer notre identité nationale!

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