Les parasites de l’establishment occidental ont tous été formatés par les « sciences » humaines. Voici un exemple typique de la dhimmitude !

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Vous connaissez le gauchiste David Gygax, responsable du Syndicat des services publics (SSP).

Vous connaissez Pauline Gygax, productrice du film d’animation multiculturaliste subventionné, «Ma vie de Courgette», proclamé comme un succès mondial, chouchou des médias de gauche.

Voici un autre Gygax gauchiste, mué en islamologue en raison du contexte politique du moment : Jérôme Gygax, docteur en relations internationales de l’IHEID.

Il vient de faire paraître un article dans «Bilan» pour nous expliquer, avec l’aide d’islamologues musulmans, que «l’islam cépaça», les véritables coupables sont les Occidentaux, tout est de leur faute, et de celle d’Israël !

Cet article est très représentatif de ce que nos médias nous resservent quotidiennement.

*************

 

Jérôme Gygax, 13 Juin 2017

Comment l’islam a été détourné

Après les attaques terroristes de Manchester et de Londres et leurs revendications par le groupe dit « Etat islamique » (EI), il est une fois de plus tentant pour certains de faire le raccourci en incriminant l’islam et non l’islamisme, ne tenant pas compte des sources du radicalisme et de ses sponsors, abusant du terme imprécis de Jihâd appliqué à toutes les formes de violences. Suite aux propos fermes et mesurés du premier maire musulman de Londres, Sadiq Khan, condamnant la « lâcheté » de ces actes, ses paroles ont été détournées dans un tweet du président états-unien Donald Trump, donnant à voir l’exploitation et les interprétations biaisées de ces événements tragiques.

La confusion qui règne en ce moment sur ces questions repose en grande partie sur trois types de facteurs : le premier réside dans la persistance de mythes qui alimentent notre (mé)compréhension du lien entre islam et « modernité » ; auquel s’ajoute le refus d’une contextualisation politique des événements, doublé d’un déficit d’analyse des processus dit de radicalisation religieuse et de la genèse des courants « islamistes » ou « jihadistes » ; enfin le tout est supporté par une pseudo-théorie du « choc des cultures », couvrant une vision programmatique qui justifie la projection de la puissance états-unienne au Proche-Orient.

Les sociétés musulmanes ont subi durant plusieurs siècles et de manière frontale le choc avec l’Occident impérialiste, et c’est dans cette « longue histoire » que Fethi Benslama ancre le « traumatisme » du monde islamique remontant à la chute du dernier Califat en 1924, soit la fin de l’empire islamique né avec les califes omeyyades au 7ème siècle de notre ère. […]

[…] L’analyse du processus de la radicalité religieuse, menée par Fethi Benslama, démontre de la sorte combien ce phénomène ne peut s’analyser hors du contexte large qui l’a vu naître et prendre en compte le rôle des interventions militaires de l’Occident dont celle des Etats-Unis au début des années 1990 dans le Golfe persique jusqu’à celle d’Irak en 2003 et qui dure encore. La question de l’identité est ici centrale pour expliquer de quelle manière, depuis la première moitié du 20ème siècle, un sentiment populaire d’humiliation s’est aggravé dans tous les pays soumis à l’ancienne tutelle ottomane, pour devenir le « cancer de l’islamisme » capable de détruire les fondements d’une civilisation autrefois phare intellectuel du monde.

Bien que l’idéal européen des Lumières soit venu par les cannonières au 18ème et 19ème siècles, cela n’avait pas empêché les élites musulmanes de s’approprier une partie des idéaux réformateurs et ce, bien avant que la poussée des partisans de la restauration théologique ne finissent par l’emporter. La réussite de ce dernier courant ne fut jamais acquise avant que ne soit consommée la faillite du nationalisme arabe, comme le produit d’une double trahison : premièrement celle de l’implantation de l’Etat juif sur les terres promises autrefois aux arabes et deuxièmement celui de l’abandon douloureux de l’idée d’« unité », autrefois ancrée dans le principe de l’autodétermination des peuples très vite sacrifié sur l’autel de la realpolitik de Churchill et de Truman. Les puissances victorieuses de l’Occident niant avec arrogance la reconnaissance du rôle historique joué par les tribus arabes à l’issue des deux guerres mondiales. Qui peut encore prétendre guérir les cicatrices nées des frontières « artificielles » de l’ordre ancien ? La question reste entière aujourd’hui.[…]

[…] Selon Fethi Benslama ce sont des individus relativement jeunes, en période d’immaturité identitaire, entre 15 et 25 ans, qui forment les deux-tiers des djihadistes. […]

[…]Les Etats-Unis et leurs alliés régionaux, semblent ainsi favoriser plus qu’ils ne les entravent les courants intégristes salafistes dans le monde, et entretiennent leur formidable arsenaux militaires au service de la perpétuation de la violence. Le représentant d’Amnesty International Patrick Wilcken mentionnait il y a peu le détournement d’armes américaines, pour plus d’un milliard de dollars, tombées dans les mains des jihadistes de l’EI. Une information qui contredit la teneur des discours officiels. Selon Ardavan Amir-Aslani dans son chapitre intitulé « Deash, Frankenstein des Saoud » : « Le royaume saoudien ne serait donc qu’une version ratée de l’Etat islamique idéal ».

Faire cesser la violence passera inévitablement par la déconstruction de cet échevau complexe reposant sur l’héritage mal compris des siècles d’humiliation et des traumatismes coloniaux et post-coloniaux encore à vif. On peut regretter qu’avec le temps, cela soit le discours des extrêmes qui l’emporte et que seules les interprétations qui répondent aux attentes de leurs auteurs et commanditaires, instances dirigeantes et lobbies des armes, parviennent à imposer une lecture à « sens unique » du débat sur la place de l’islam dans nos sociétés, en écartant de façon délibérée les approches dissidentes des modérés et des libéraux progressistes.

Les auteurs et intellectuels cités dans cet article, parmi lesquels Abdelmajid Chafri, Abdelwahab Medded, Nilüfer Göle et Fethi Benslama démystifient de tels préjugés et mythes entravant tout effort de recherche sur les sources de la radicalité islamique et de la violence politique qu’elle engendre. L’islam ne peut se réduire à une « anomalie » ni à une menace uniforme. Le terrorisme n’est pas le jihâd et il contredit de manière fondamentale les enseignements de l’islam.  Les « fondamentalismes» radicaux pervertissent ainsi le sens des traditions culturelles de l’Islam qui pourtant ont leur place dans les sociétés libres et laïques d’Occident. Comme le dit A. Chafri : « Penser l’islam aujourd’hui consiste donc en priorité à prendre et à faire prendre conscience de ce processus historique, et à la déconstruire. »

http://www.bilan.ch/jerome-gygax/politique-internationale/comment-lislam-a-ete-detourne

 

*****

Que dire de cet arrogant fatras pseudo-scientifique, tendancieux à l’extrême, bourré de contre-vérités ?

Un seul exemple : « … le « cancer de l’islamisme » capable de détruire les fondements d’une civilisation autrefois phare intellectuel du monde … ».

Alors que l’islamisme n’est autre que le retour aux sources de l’islam. Et que la concrétisation du projet politique de l’islam a toujours donné naissance à un pouvoir s’exerçant par la force du glaive et persécutant la liberté intellectuelle.

 

Cenator, 16 juin 2017

9 commentaires

  1. Posté par Yolande C.H. le

    Tout-à-fait d’accord que cette analyse est un fatras qui mélange tout.
    La première démarche urgente à faire, puisque les adeptes du Coran veulent l’implanter et, de ce fait, introduire des règles qui s’opposent aux nôtres, la première démarche serait donc qu’une instance juridique de l’Etat décide si le Coran (une version dans la langue vernaculaire avalisée par une autorité musulmane) est, oui ou non, une législation: le cas échéant, ce livre doit être interdit sur le territoire qui ne peut tolérer deux systèmes législatifs, étant entendu que les règles religieuses ne doivent pas envahir l’espace publique; par ailleurs, l’interdiction doit être sans réserves si des textes ordonnent l’exclusion, la dissimulation, les mauvais traitements et le meurtre.
    Cette instance juridique ne doit évidemment pas inclure des musulmans qui seraient ainsi juges et partie. Notre état de droit n’est issu de cette idéologie.

  2. Posté par FX Pierot le

    « Les sociétés musulmanes ont subi durant plusieurs siècles et de manière frontale le choc avec l’Occident impérialiste »
    Petite remarque, l’adjectif « impérialiste » aurait pu, aussi bien, être accolé à « sociétés Musulmanes ». Mieux, mêmes, car, elles ont plus que dominé (« imperare », en latin), mais écrasé, remplacé, écrabouillé, les civilisations et populations en place, au point d’imposer leur religion, et, dans de nombreux pays, leur langue.
    Il serait intéressant de voir, dans le Maghreb, la proportion de descendants locaux et de descendants d’envahisseurs arabes, par analyse génétique, par curiosité.

  3. Posté par bobpholos le

    Une famille de gauche dans toute sa splendeur,on paye des fonctionnaires pour détruire nos valeurs démocratique occidentale.Un ado fait une meilleur analyse que ce genre de personnages qui crache dans la soupe en nous proposant un gâteau contenant du vomi.Enlevez
    le vomi et en reparlera messieurs les donneurs de leçons.

  4. Posté par P. le

    Leur raisonnement est biaisé dès le départ car pour eux, le postulat de base est que l’Occident est responsable. Dès lors, leur seul et unique but est de faire coïncider leurs « recherches » avec ce postulat de base. Tout ce qui pourrait aller à l’encontre de ce postulat est écarté.

    On voit la même chose avec le changement climatique : il FAUT qu’il y ait une responsabilité humaine. Si les études prouvent le contraire, on n’en parle pas. Sinon, on maquille un peu les chiffres (en oubliant certaines années ou certaines données) afin que ces chiffres coïncident avec les résultat que l’on veut obtenir.

    Ils ne seront jamais objectifs.

  5. Posté par Le raisonneur le

    Pour toute cette clique, je préconise un séjour de six mois en immersion totale, soit en Arabie Saoudite, soit au Qatar, pour qu’elle puisse découvrir les bienfaits de la civilisation qu’elle prône à la place de la nôtre.

  6. Posté par Vengeur le

    Cette bouillasse grasse et malodorante de gauche et l’image même d’une société en perdition par manque de repaire et démissions multiple par lâcheté des ses « figurants » et non pas de ses citoyens…

  7. Posté par Carole le

    Mais à force de se dire persécutés, ils font de nous les terroristes pour ne pas se liguer contre le terrorisme qui se revendique de l’islam…alors que ce serait à eux de se battre contre cette secte qui n’est pas une religion, mais la main de Satan.

  8. Posté par Bussy le

    D’accord que les occidentaux ont semé le désordre, mais personne n’est tout blanc ou tout noir…
    Je viens par exemple de lire sur ce site qu’un grand mufti de Jérusalem était très copain avec Hitler…
    Par contre, en 2017, ce qui me préoccupe, pour moi et mes enfants et futurs petits enfants, c’est ce que l’islam apporte à la société dans laquelle je vis : régression des droits des femmes, communautarisme, attentats, revendications rétrogrades incessantes, abattage halal sadique pour les animaux et dangereux pour la santé,….
    Et qu’en est-il du coran et de ses sourates qui semblent inciter les musulmans à convertir ou tuer les non-musulmans ?
    Pour aller de l’avant, faudrait peut-être interdire ces textes, non ?
    Est-ce que l’islam est compatible avec une société laïque ? La réponse semble être « Non », alors qu’est-ce qu’on fait à part se mettre la tête dans le sable à coup d’articles tirés par les cheveux ?
    Jusqu’à quand va-t-on repousser les questions qui fâchent ?

  9. Posté par Yolande C.H. le

    Le problème auquel les communautés musulmanes se sont trouvées confrontées dès le XIX siècle, c’est le « progrès » occidental lié à son industrialisation.

    L’islam interdit toute dépendance à l’égard des mécréants, mais il y a eu en même temps, à l’époque, une convoitise forte de se moderniser (électrification, moyens de transports, et acquisition de produits divers), ce qui oblige à se fournir (et devoir payer jusqu’à, parfois, l’endettement du pays), puisqu’ils n’ont pas, eux-mêmes, les outils de production. Se crée donc une scission de plus en plus marquée entre les « puristes » défendant l’Islam et les promoteurs de ce progrès.
    Un progrès qui, par nécessité énergétique, trouvera son combustible dans ces pays fortement encadrés par leur législation politico-religieuse : le pétrole fera la richesse de ces pays dont certains aujourd’hui peuvent s’approprier les fleurons occidentaux (une manière de se dégager de cette état de dépendance honnie envers les mécréants). L’autre solution, c’est la migration vers les pays industrialisés, qu’il faut, pour la même raison, soumettre, ne serait-ce que partiellement, par inclusion de zones plus ou moins étendues.

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