L’hébergement des « migrants » : une priorité, les SDF passent après.

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Alors que le président Emmanuel Macron ne veut plus voir un seul « migrant » vivant à la belle étoile sur les trottoirs parisiens et que les bonnes consciences politiques et autres associations pro migrants s’organisent, en priorité, pour le bien-être de ceux-ci en leur accordant des logements hôteliers (aux frais des contribuables) et en créant de nouveaux centres d’hébergement, les SDF sont, eux, les mal-logés et laissés pour compte face à cette politique migratoire. Résultat, « nos » pauvres restent sur le pavé.

Ainsi, tandis que l’on prend soin des « migrants », une vieille dame de plus de 80 ans qui n’a pas payé son loyer depuis plusieurs mois, peut se retrouver à la rue du jour au lendemain sans que cela n’émeuve les bonnes âmes et rejoindre la cohorte de SDF qui hante les rues françaises.

Selon les derniers chiffres du Baromètre du 115, rendus publics la semaine dernière, entre le 10 juin et le 10 juillet, 20 845 personnes SDF ont appelé le numéro du Samu pour obtenir un logement d’urgence (dans certains départements, les demandes ont même triplé par rapport à l’été 2016). Plus de la moitié d’entre elles n’ont pu être satisfaites.

Si les raisons invoquées de cet « abandon » sont multiples, la raison principale, selon la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) – collectif regroupant les associations de lutte contre l’exclusion –, est une réduction des capacités d’accueil après l’hiver et la suspension ponctuelle, durant l’été, d’accueils de jour et de maraudes, « faute de moyens suffisants » et de structures adaptées.

Une situation alarmante, « particulièrement à Paris, en Gironde et dans les Bouches-du-Rhône », note le Baromètre du 115.

Si le phénomène touche essentiellement les jeunes de 18 à 24 ans (+ 17 % par rapport à l’été 2016), la « quasi-totalité des compositions familiales » sont concernées. Les premières victimes de cette situation restent les familles, qui représentent 48 % du public total en attente d’hébergement, soit 10 092 personnes dont 5 328 enfants mineurs.

« Face à l’urgence de la situation », la FAS demande « aux pouvoirs publics de trouver rapidement des solutions d’hébergement et de relogement dignes et durables pour les personnes actuellement à la rue, en mobilisant les bâtiments vides et les contingents de logements sociaux ». Pas de chance : la plupart de ces SDF (dont certains travaillent mais qui, faute de moyens financiers suffisants, dorment dans leur voiture) sont français et… non-prioritaires face aux « migrants » que l’on accueille à tour de bras.

 

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