PMA et OGM

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Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité « entre les femmes et les hommes », Marlène Schiappa s’indigne à propos de la PMA. Non pas que l’Etat décide froidement de faire naître un enfant orphelin de père au nom de la « justice sociale », mais que des citoyens s’en indignent et le manifestent par voie d’affiche, au point que Mme Schiappa veuille en appeler à la justice pour la faire interdire. Ces citoyens qu’elle veut museler, ce sont les militants de la Manif pour tous, l’affiche, elle, représente des légumes et, parmi eux, un bambin, avec cette légende : « Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ? » Chacun comprend aisément qu’il s’agit souligner le paradoxe qui consisterait à se mobiliser contre une manipulation du vivant à propos de maïs et à la promouvoir quand il s’agit d’un enfant, en donnant naissance à un être dont le géniteur restera à jamais anonyme. Pour lui, il n’y aura pas de « traçabilité ».

Tout le monde le comprend, sauf notre Secrétaire d’Etat : « Comparer les bébés nés après FIV ou insémination à des légumes OGM est profondément offensant pour les enfants et leurs familles », a-t-elle dit en ajoutant : « Les familles monoparentales sont aussi stigmatisées par cette campagne. » Il faut une singulière dose de sectarisme pour dénaturer ainsi le sens de cette affiche !

Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, a remis les choses à leur place : « Il ne s’agit pas de comparer des enfants à des légumes, mais de réfléchir au bricolage procréatif qui pourrait être mis en œuvre. Il y a de la mauvaise foi, de la volonté de victimisation pour éviter le débat et ne pas aborder le cœur du sujet chez ceux qui l’interprètent autrement. La campagne est d’ailleurs sur le mode interrogatif et évoque, bien entendu, des enfants qui risqueraient d’être privés de père ou de mère de manière volontaire, et non des familles devenues monoparentales au fil de la vie. » Notre sous-ministre ne veut rien savoir, « l’aspect juridique du retrait de cette affiche est à l’étude », a indiqué son cabinet.

Sans doute cette dame ne veut-elle rien entendre de ceux qu’elle juge obscurantistes et réactionnaires, alors qu’elle écoute donc un homme peu suspect d’être au service de la réaction, José Bové, des Verts, qui, en 2015, sur la chaîne KTO, déclarait à propos de la PMA : « Que ce soit pour les couples homosexuels ou hétérosexuels, que ce soit sur le végétal, l’animal et a fortiori sur l’humain, je suis contre toute manipulation sur le vivant. » L’affiche qui provoque l’ire de Marlène Schiappa ne dit pas autre chose.

A travers sa dénonciation et sa volonté d’interdire l’affiche, ce n’est pas seulement à la Manif pour tous qu’elle s’en prend c’est, au-delà, à la liberté d’expression qui, sur ces sujets, ne cesse de se restreindre. Elle est dans la continuité de son prédécesseur, Laurence Rossignol, qui a inventé le délit d’« entrave numérique à l’IVG » pour museler les partisans du respect de la vie. Pour l’ex-ministre comme pour Marlène Schiappa, c’est le refus de débattre et la menace des foudres de la justice. Elles parlent fort pour faire oublier la faiblesse de leurs arguments.

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