Armes. AG de ProTell , 44% de nouveaux membres : « On se prépare au combat », compte rendu de F. Leutenegger

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L’Union européenne a décidé de désarmer les honnêtes gens, pour lutter contre le terrorisme (!)

Assemblée générale de PROTELL

On se prépare au combat

Compte rendu de Frank Leutenegger

SwissGunsBelleImgae

 

L'assemblée générale de PROTELL de ce samedi 14 avril a été une rencontre de transition: quelques points statutaires, comme l'adoption des comptes 2016. Ils sont toujours en souffrance depuis leur refus l'an dernier - ceux de 2017 restent dans les limbes, tant que certains points obscurs laissés par le précédent comité ne sont pas réglés.

 

Mais ce qui était important au cours de cette assemblée, c'était de répéter: "Unis nous somme forts" et "Le droit libéral des armes n'est pas négociable". C'était d'écouter Jean-Luc Addor nous rassurer: la presse prétend que nous nous radicalisons ? nous voulons conserver le droit suisse actuel. Si c'est cela, être radical... Le président par intérim a rappelé les actions en cours du comité, qui a travaillé d'arrache pied depuis l'an dernier.

 

Il a aussi parlé des adhésions de nouveaux membres. PROTELL est passé de 8'700 membres à 12'500 en un an, une augmentation de 44%. ET il faut que ça continue: si chaque membre en trouve un autre, nous passons à 25'000 membres. Et là, notre force commencera à peser dans le combat qui s'annonce pour le référendum.

 

Une assemblée extraordinaire est d'ailleurs prévue pour le début de l'automne.

 

Et il nous a donné un excellent conseil: la gauche et les médias tentent de justifier la révision de la loi avec des arguments qui n'ont rien à voir avec celui de départ. L'Union européenne a décidé de désarmer les honnêtes gens, pour lutter contre le terrorisme (!). Et c'est ce message que le Conseil fédéral voudrait faire passer. Nos adversaires en reconnaissent la faiblesse et ils ont donc décidé de le remplacer par d'autres idées plus porteuses, le suicide, la violence domestique, le port d'arme, si dangereux, la violence aux Etats-Unis. Refusez ce débat: la modification de la LArm est là pour lutter contre le terrorisme et il est facile de démontrer qu'elle sera totalement inefficace pour cela. Tous les autres arguments n'ont rien à voir avec la révision, même si on peut démontrer que celle-ci sera tout aussi efficace dans ces domaines (10 % de suicides avec armes, contre un chiffre écrasant officiellement accepté de suicides assistés, violence domestique largement importée d'immigrants de pays ravagés par celle-ci, port d'arme facteur de sécurité, quand ce sont des citoyens honnêtes qui en jouissent, etc.). Quant aux Etats-Unis, ce n'est pas notre problème. Nous nous intéressons à la Suisse.

 

Le responsable du service juridique, Robert Desax, a ensuite fait le point des principales joyeusetés que la révision nous promet et il a défendu l'unité d'action, contre certains membres qui auraient voulu, entre autres, nous voir lancer une initiative en même temps que le référendum. Comme l'a souligné un des membres, Yvan Perrin (ancien vice-président de l'UDC): si nous nous dispersons nous perdrons tout !

 

Donc pour résumer le message: tenons nous prêts. Le combat s'annonce dur, entre un gouvernement, une classe politique et une presse prêts à écraser la liberté au nom d'intérêts financiers et autres!

 

Le calendrier Les événements se précisent. Voici ce qui nous attend dans les mois qui viennent:

 

- Mai 2018: la Commission d'insécurité du Conseil national examinera article par article le projet de LArm "pragmatique" (ce mot est devenu obscène, dans mon esprit, depuis que la pianiste, puis l'ensemble de l'establishment l'utilise pour la LArm).

- Juin 2018: Acceptation (à peu près certaine) de la révision par le Conseil national (nous noterons les noms pour savoir pour qui nous ne voterons plus jamais).

- Septembre 2018: Acceptation (à peu près certaine) de la révision par le Conseil des Etats (même procédure, on notera les noms).

- Octobre 2018: publication de la nouvelle loi et début du délai référendaire de 3 mois.

- Mai 2019: date probable de la votation sur le référendum.

- Fin mai 2019: annonce par la Suisse à l'Union européenne de sa soumission ou de sa rébellion.

- Fin août 2019 (en cas de rébellion, ce que nous espérons): négociations avec l'UE sur la manière de surmonter les désaccords ou sur le constat que les accords de Schengen sont morts.

 

 

 

Les "bonus "- Le discours de Guy Parmelin. Le conseiller fédéral s'est exprimé sur les questions de défense. Il a déploré le manque de moyens de l'armée, la nécessité d'une couverture aérienne vraisemblable de la Suisse, puis il a parlé  de la révision de la loi sur les armes. Là, on l'a senti coincé. En tant que membre du Conseil fédéral, il ne pouvait montrer le moindre désaccord, sans quoi la presse se serait empressée de le crucifier. Masi son explication selon laquelle nous allions être très heureux sous la nouvelle loi a considérablement déçu l'auditoire.

 

- Une présentation des lois tchèques, par deux membres de l'organisation LEX (le PROTELL tchèque), Jakub Smetánka et David Karasek. Ce pays de 10 millions d'habitants compte environ 300'000 citoyens au bénéfice d'un permis de port d'arme, ce qui est considéré par le gouvernement comme un atout pour la sécurité publique. Les sports de tir sont très appréciés, en particulier tout ce qui touche au tir pratique et à l'entrainement au tir des civils.

 

- La remise d'un diplôme de président d'honneur de PROTELL à l'ancien président Willy Pfund. Jean-Luc Addor a d'abord présenté les excuses du comité, pour la scandaleuse exclusion de Willy Pfund, par l'ancien comité que nous avons viré en 2017. Puis, à un homme visiblement ému, il a présenté le diplôme et puis - "ici c'est PROTELL", a-t-il dit - un fusil suisse modèle 1889.

 

Unis nous somme forts !

Frank A.Leutenegger  15 avril 2018

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